J’ai testé trois recettes maison de liquide vaisselle pendant un mois dans ma cuisine familiale

juin 29, 2026

J’ai testé trois recettes maison de liquide vaisselle quand ma poêle restait luisante sous la lumière de l’évier, juste après le marché de Wazemmes. Depuis le Nord, pas loin de Lille, je suis partie 1 mois dans ma cuisine pour comparer le savon noir, le savon de Marseille et les huiles centrales. J’ai été frappée dès le premier lavage d’assiettes, de verres et de bols avec la version au savon noir après usage immédiat. La mousse restait légère, et le gras tenait encore sous l’éponge.

Comment j’ai mis ces recettes à l’épreuve tous les jours dans ma cuisine

En 12 années d’expérience professionnelle dans un média indépendant, j'ai appris à regarder le quotidien avant le discours, et mes articles touchent 2000 lectrices et lecteurs par an. Ici, j'ai lavé assiettes, verres, bols, poêles et plats en sauce pendant 1 mois, avec une eau chaude du robinet qui sortait déjà du mitigeur. Je l'ai fait après le déjeuner et après le dîner, parce que mon enfant de 5 ans laisse surtout des bols, des cuillères et des traces de compote, et mon compagnon s'y retrouve lui aussi chaque soir. J'ai noté ce qui partait en un passage et ce qui me forçait à revenir.

J'ai préparé trois flacons de 500 ml. L'un contenait une base au savon noir. Un autre recevait du savon de Marseille dissous dans de l'eau très chaude. Le dernier ajoutait des huiles centrales dans un vieux flacon-pompe. L'eau de ma région est calcaire, et je voulais voir si ce mélange gardait une texture souple ou s'il tournait vite.

Je voulais mesurer trois choses, sans me raconter d'histoire. D'abord le dégraissage, puis la praticité, avec la mousse, le rinçage et la prise dans l'éponge. Ensuite la tenue dans le temps, parce qu'une recette jolie le premier jour peut devenir granuleuse après 7 jours. J'ai aussi regardé la facilité d'usage, surtout quand je devais secouer le flacon entre deux lavages.

Mon travail de Rédactrice spécialisée en alimentation biologique pour média indépendant m'a appris à regarder un résultat sans le maquiller. Je garde aussi les repères de l'Agence Bio en tête, parce que je m'intéresse aux gestes simples et transparents du quotidien. Pour la peau ou une irritation, je m'arrête là et je laisse un pharmacien ou un dermatologue répondre. J'ai noté seulement ce que mon évier m'a montré.

Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas comme je l’espérais

J'ai été convaincue par la première texture, puis j'ai été frappée par la mousse légère. Les verres sortaient propres après un rinçage net, et je ne gardais pas d'odeur forte sur les mains. Sur les assiettes peu grasses, le passage restait simple, presque discret, mais je voyais déjà que le produit ne couvrait pas tout comme mon liquide habituel. J'ai aussi noté que le savon noir laissait une sensation plus souple que le savon de Marseille.

Le vrai test est venu avec une poêle très grasse, et là j'ai tout de suite vu la limite. J'ai dû relaver, parce qu'un film glissant restait sous mes doigts après le premier rinçage. Le savon de Marseille, pourtant si simple à préparer, est devenu granuleux. Je devais secouer le flacon plusieurs fois par jour pour éviter qu'il bloque complètement. Pas terrible, vraiment pas terrible.

Dès la deuxième semaine, j'ai vu un dépôt blanc au fond du flacon de Marseille, avec quelques paillettes quand l'eau n'était pas assez chaude. Dans le flacon, la séparation de phase se lisait à l'œil nu, avec un liquide plus clair en haut et une masse trouble au fond. J'ai compris, un peu tard, que le mélange avait été rempli trop vite alors qu'il n'était pas homogène. Le refroidissement rapide n'a rien arrangé.

À partir de là, la pompe a commencé à sortir le produit par à-coups après 3 jours de repos, puis elle a collé presque chaque matin. J'ai tenté d'ajuster la dilution, j'ai ajouté un peu plus d'eau chaude, et j'ai même brassé le flacon avant chaque usage. Le résultat n'a pas changé tout de suite, et je me suis retrouvée à m'énerver pour remplir l'éponge. J'ai fini par lâcher l'affaire avec cette version trop épaisse.

Trois semaines plus tard, ce que j’ai vraiment constaté au quotidien

Trois semaines plus tard, j'ai vu la mousse baisser dans les trois flacons, avec une odeur d'huiles centrales qui s'effaçait très vite. Le parfum ne tenait pas au rinçage, et le savon de base pouvait prendre une odeur un peu rance quand il restait trop longtemps au fond du flacon. J'ai dû secouer presque avant chaque usage, puis encore après 2 ou 3 jours de repos. Cette routine m'a lassée, parce que je voulais un geste simple, pas un rituel de cuisine.

Sur les assiettes et les verres, j'ai gardé un résultat net après un passage rapide, surtout quand je lavais juste après le repas. Sur les poêles et les plats en sauce, le temps de lavage doublait, parce que je revenais avec une deuxième éponge. J'ai aussi vu un voile blanchâtre sur certains verres et couverts, lié à mon eau calcaire. Ce détail m'a gênée plus que je ne l'avais prévu.

J'ai donc réduit la dose de savon, préparé de petites quantités, et gardé le savon noir pour la vaisselle quotidienne. Le savon de Marseille est resté plus capricieux, surtout dès que je voulais stocker le mélange une semaine entière. J'ai aussi arrêté d'ajouter du bicarbonate ou des cristaux de soude, parce que la pâte devenait trop lourde à verser. Là encore, j'ai vu le bouchon-pompe se battre avec le mélange.

Quand j'ai tenté de verser du vinaigre blanc dans la préparation, le mélange s'est troublé presque aussitôt, puis il a pris une texture qui caille. J'ai vu la même chute de tenue avec une dose trop serrée de savon de Marseille dans une eau pas assez chaude, avec des grumeaux au fond. Dans ma cuisine, je n'ai pas réussi à sauver ce flacon-là, alors j'ai préparé une version neuve plus fluide. Je me suis sentie plus libre dès que j'ai cessé de vouloir tout corriger.

Ce que tout ça m’a appris et pour qui ces recettes peuvent vraiment marcher

Dans ma cuisine, avec une eau calcaire et un usage familial quotidien, j'ai vu une limite nette. Ces recettes ne remplacent pas un liquide vaisselle classique pour les vaisselles très grasses. Elles restent surtout une option d'appoint pour les assiettes, les bols et les verres lavés tout de suite, quand je veux éviter de sortir un grand flacon. Avec mon enfant de 5 ans, je lave surtout des bols, des verres et des couverts, et la version au savon noir tient le mieux. J'ai aussi aimé pouvoir réutiliser un ancien flacon-pompe et faire des petites quantités, parce que je ne jetais pas un bidon entier si le mélange me déplaisait.

Les limites apparaissent vite quand je passe aux casseroles très grasses. Le film glissant revient, l'eau calcaire laisse un voile blanchâtre, et l'odeur ne reste pas longtemps. La texture peut devenir gênante, surtout quand la séparation de phase réapparaît au fond du flacon. Je ne sais pas si ce point se généralisera partout, mais chez moi il a été répété assez vite.

J'ai envisagé quatre pistes très concrètes, sans me lancer dans des recettes compliquées. Je les garde parce qu'elles m'ont semblé plus réalistes que de forcer un seul flacon à tout faire. En tant que Rédactrice spécialisée en alimentation biologique pour média indépendant, j'ai l'habitude de chercher le geste simple avant le geste parfait. Ma Licence en Sciences de l'Alimentation (Université de Lille, 2010) m'a aussi appris à regarder la stabilité d'un mélange avant de juger son odeur.

  • Je garde la recette maison pour les verres, bols et assiettes lavés tout de suite après usage.
  • Je réserve le produit classique aux poêles et casseroles très grasses.
  • Je fais des petites quantités de 500 ml, pas un grand stock qui repose au fond de l'évier.
  • Je retire le vinaigre et les cristaux de soude de la même préparation, parce que le mélange devient trop lourd.

Je garde les repères de l'Agence Bio comme fil conducteur, mais je ne déduis pas de règle générale à partir de ce seul évier. Pour un usage en milieu sensible ou pour une peau qui réagit, je laisse la place à un pharmacien ou à un dermatologue. Mon verdict, à Wazemmes, reste net. Je ne la conseillerais pas comme unique solution, mais pour quelqu'un qui accepte de laver tout de suite et de préparer peu, elle tient sa place.

Élise Verdan

Élise Verdan publie sur le magazine Verneuil en Bio des contenus consacrés à l’alimentation biologique, aux produits de saison et aux choix responsables du quotidien. Son approche repose sur la clarté, la pédagogie et des repères concrets pour aider les lecteurs à mieux comprendre les produits et à intégrer le bio de façon plus simple dans leurs habitudes.

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